I started out with nothing and I still got most of it left
Auteur : Seasick Steve
Editeur : Warner Music
Publié : 2009
Type de document : Documents sonores Adultes
Cote : 1.1 STE
Grand barbu en salopette que l'on croirait tout droit sorti du bayou, Seasick Steve est certainement ce qui pouvait arriver de mieux au blues ces dernières années. Brute, sincère et intense, sa musique, mêlange de blues, rock, folk et grunge, nous entraîne au côté des clochards célestes et de leurs vies cabossées.
Physique imposant, il arrive sur scène vêtu d'un pantalon et d'une chemise noirs. Ses chaussures ne sont même pas des baskets. Déjà son groupe swingue, les notes s'envolent et virevoltent. Le flow d'Oxmo entre en scène et s'impose d'emblée par sa fluidité et sa puissance. La classe. Puis, phénomène étrange, cette grande carcasse se fissure, laissant apparaître une sensibilité inattendue, un peu comme si les retours du public réveillaient en lui l'enfant seul toujours présent. De l'émotion dans le rap, comme quoi tout est possible.
En 2006, Oxmo Puccino a sorti chez Blue Note, un label de jazz émérite, un album en collaboration avec le groupe The Jazzbastards appelé : Lipopette Bar. Le disque mêle rap et jazz et narre l'histoire du Lipopette Bar, de son équipe et de ses habitués : une diva Billie qui disparaît avant son grand spectacle, Tito gangster depuis toujours et voulant se ranger, Kali apprentie chanteuse ou le videur Black Popaye. Pour ce disque, Oxmo Puccino s'est en fait inspiré de la vie de la chanteuse de jazz Billie Holliday, souhaitant ainsi lui rendre hommage. Selon la formule, il s'agit de son meilleur-album-à-ce-jour, ou plus précisément l'aboutissement d'une logique enfin assumée. Sa musique a petit à petit laissé entrer les instruments, ainsi on arrive à une orchestration purement organique. Ses textes prennent également de l'ampleur et s'accordent de l'espace. Ainsi après Opéra Puccino en 1998, puis L'Amour est mort en 2001 et enfin Cactus de Sibérie en 2004, où il proposait à son auditeur de petits scénarii durant le temps d'une chanson, il choisit ici de développer une histoire sur la durée, en 12 morceaux, 12 séquences. Oxmo Puccino s'est trouvé un univers, il l'affirme enfin.